Mon repérage s’avère payant, j’ai la lumière dans le dos, le temps reste un peu nuageux mais il y a de belles éclaircies, et je suis en place avant l’étale de marée basse. Adossé à mon rocher je suis dans son ombre et mon appareil est posé sur une bouée camouflée de ma fabrication. l’eau m’arrive au nombril et je suis recouvert d’un filet de camouflage.

Les oies Bernaches sont arrivées depuis plusieurs semaines. Ce matin je voudrais bien les observer et les  photographier de près.

Après quelques longues minutes dans l’eau froide, un petit groupe de six oies vient vers moi. Intrigué par mon radeau de la méduse surmonté d’un gros œil , les cinq premières, plutôt méfiantes, ont décidé de partir sur ma droite. Elles visent un petit rocher et pendant que quatre d’entre elles sondent les eaux salées en quête de nourriture la cinquième monte sur le promontoire en granit que lui offre le petit rocher.

La sixième oie, elle décide de passer sur ma gauche. Elle est là, à 4/5 mètres de moi. Tellement proche que je n’arrive pas à l’avoir entièrement dans le cadre. Sa pupille est noire dans un œil marron foncé…

Pendant ce temps sur le rocher une prise de bec se déroule en direct. Une deuxième oie décide d’investir le rocher. Finalement les deux oies passent un accord et elles se partagent la place.

L’eau à bien monté et malgré tout mon équipement, je n’échappe pas à une belle petite voie d’eau dans ma combinaison quand je retourne vers la rive. Pas mécontent de retrouver la terre ferme pour aller me mettre au sec et développer mes prises de vue.

 

 

 

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